Si le coronavirus continue de progresser, et notamment dans le Grand Est, les avancées médicales ne sont pas à ignorer, bien au contraire. Strasbourg continue en effet d’être à la pointe des recherches, puisque son CHU est un site pour un grand essai clinique européen contre le coronavirus. Dans le même temps, les médecins de ce même CHU utilisent des scanners pour détecter ce satané Covid-19. On t’en dit plus.

Un essai clinique à l’échelle européenne

Ces dernières heures, la toile s’agite avec le Pr. Raoult, qui ne laisse personne indifférent avec son apparence à mi-chemin entre Merlin de Kaamelott et Patrick Sébastien. Ce spécialiste des maladies infectieuses clame que la chloroquine – un médicament principalement utilisé contre le paludisme – serait un remède contre le coronavirus. Si ces résultats n’ont pas encore été prouvé par rigueur scientifique, ils ont néanmoins impulsé un changement dans le discours du gouvernement qui, désormais, va appliquer à un dépistage conséquent de sa population.

Pour la chloroquine en elle-même, un grand essai clinique européen va tester quatre traitements expérimentaux pour lutter contre le Covid-19, dont un qui sera à la chloroquine. Les trois autres seront avec des molécules antivirales : le remdesivir, le lopinavir (en combinaison avec le ritonavir), le ritonavirir avec association ou non à l’interféron bêta.

Nommé Discovery et coordonné par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), il rassemblera en tout 3200 patients venant de sept pays d’Europe. La France enverra pas moins de 800 patients hospitalisés pour une infection au nouveau coronavirus. Et Strasbourg fait partie des hôpitaux participant à cette étude, pilotée par le CHU de Lyon.

Des scanners pour détecter le coronavirus

Mais si le CHU de Strasbourg est dans ce cas précis actif, il est proactif dans un autre domaine : son unité de radiologie obtient des diagnostics rapides et précis en utilisant des scanners.

Par une radio des poumons, ils peuvent remarquer des tâches blanches, alors que nos poumons sont censés apparaître comme entièrement noirs. Une fois ce diagnostic réalisé, d’abord complété par celui d’un médecin, il est rapidement transmis aux urgences. En tout et pour tout, cela prend une trentaine de minutes.

Cet essai clinique européen comporte forcément des espoirs de solution à long terme contre la pandémie de coronavirus. Si l’on rajoute à cela le changement de cap du gouvernement qui va désormais vers un dépistage massif de sa population, des actions sont prises pour tenter de soulager un personnel soignant au front depuis désormais un bon moment. Alors encore une fois, à Strasbourg comme dans les alentours, soutenons-les au maximum.

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