De jeudi à samedi dernier, l’équipe associative de Pelpass a programmé une dizaine de fanfares au Molodoï, une salle de spectacle strasbourgeoise. C’était la 14e édition de leur festival Fanfarodoï. Retour en images sur cet événement musical en fin d’hiver.


Malgré l’hiver, il faisait doux dehors… et très chaud à l’intérieur du Molodoï samedisoir. Certains diraient que ce n’était pas la saison. Pourtant le Molodoï affichait complet ou presque ce weekend, en l’honneur des fanfares. Plus d’une cinquantaine de personnes jouaient sur scène, ou dans la fosse, pour le plus grand plaisir de près de 600 spectateurs.

La fanfare comme exutoire

Des spectateurs rendus actifs, notamment sur certaines reprises de tube par les Bouta Matari, une fanfare historique de l’école des Beaux Arts à Paris de plus de 35ans. « C’est vraiment pour se lâcher », explique Tafani un membre du groupe. « On a un esprit bordélique revendiqué » Esprit de groupe, et d’être proche des gens, genre vraiment. Au milieu de la fosse, à un mètre du public: « pas besoin de se faire sonoriser, j’aime bien sentir la sueur des gens, les bières qui roulent sur la gueule… Rien à foutre ! » Pas question de rester stoïc sur place, face à la puissance et le souffle d’une bonne dizaine d’instruments.

D’autres groupes choisissent de faire passer des épreuves physiques aux spectateurs… Une traversée Limbo sous les trombones à 2h du matin un poil émeché ? Aucun problème grâce à la bonne humeur distillée par le Nymphoniks Orchestra, qui reprennent des tubes comme Lean On de Major Lazer ou Angela du Saian Supa Crew.

Si la fosse permet un contact direct avec la foule, le confort de la scène n’enlève rien aux capacités musicales et scéniques des groupes présents, comme pour les suisses de Error 404 : Band Not Found aux teintes de hiphop hispanique… « Ce qui est génial, c’est de pouvoir tout faire », reprend Tafani des Boula Matari. « Tu peux faire du grunge avec des cuivres ! » De son côté le Redstar Orkestar emmène le public vers des vibes plus latines, notamment grâce à leurs sublimes chemises.

La force de cette 14e édition du Fanfarodoï ? La diversité musicale de sa programmation, qui défile tambour battant, aux croisement des genres, des pratiques et des instruments… avec des groupes de tout niveau, qu’on peut trouver dans la rue, en soirée, et désormais en festival.

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