A partir du 15 et jusqu’au 21 janvier, la 23ème édition du festival de cinéma Télérama te permet de re(voir) les pépites cinématographiques de 2019, sélectionnées consciencieusement par la rédaction du magazine, et tout ça au prix magique de 3,50 euros. Après les Incontournables UGC en association avec le Figaro, c’est au tour de Télérama de mettre en avant une sélection de 16 films ayant marqués 2019 ainsi qu’un programme d’avant-premières dans les salles des cinémas Star et St-Exupéry. L’occasion de les « re »découvrir dans près de 400 salles d’art et essai en France.

Grâce au Festival Cinéma Télérama, les films sélectionnés peuvent voir leurs entrées gonfler de 30 000 spectateurs en moyenne. Quel sera le gros succès du Festival cette année ? A n’en pas douter, « Parasites » Palme d’or au scénario virtuose, ne manquera pas d’attirer son public. Un véritable bijou auquel on reste scotchés du début à la fin, tant le suspens est haletant dans cette satire sociale à l’humour décapant et à la violence féroce. Parmi les succès de l’année, on retrouvera également « Les Misérables », qui relate la manière dont une bavure policière filmée par un drone a conduit à l’embrasement d’une cité ou encore « Once Upon a Time in Hollywood » et les péripéties de l’épatant duo Leonardo Di Caprio-Brad Pitt.

La sélection de cette année accueille le bouleversant « Douleur et gloire ». Un autoportrait de Pedro Almodóvar qui, sous les traits d’Antonio Banderas, nous raconte son enfance pauvre dans la province de Valence, sa découverte du cinéma, celle du désir homosexuel, son addiction aux drogues, ses maladies, ses dépressions et ses doutes de cinéaste. Gros coup de cœur également pour « Sibel », une œuvre engagée sur l’émancipation et l’acceptation de la différence qui dresse le portrait d’une jeune femme en révolte dans un village de la Mer Noire. « An Elephant Sitting Still », quant à lui, est le film tristement unique et plein de spleen, d’un jeune cinéaste chinois ayant mis fin à ses jours après avoir terminé le montage. L’œuvre ultime d’une âme torturée, qui met en scène dans une sinistre ville post-industrielle du nord de la Chine, quatre personnages confrontés au mal de vivre.

Avec « Portrait d’une jeune fille en feu » Céline Sciamma filme la troublante rencontre entre deux jeunes femmes, une peintre et son modèle, dans la Bretagne du XVIIIe siècle entre jeux du regard et du désir. Enfin, impossible de passer à côté du saisissant documentaire « Pour Sama » qui raconte l’horreur du siège de la ville syrienne d’Alep à travers le regard d’une jeune mère. Juillet 2016 en Syrie, Waad al-Kateab décide de rester sous les bombes, pour aider son mari Hamza, médecin dans un hôpital de fortune. C’est ici qu’elle donne naissance à sa fille, Sama. Elle commence ainsi à tenir un journal intime filmé avec les moyens du bord (un smartphone) pour rendre compte de son quotidien sous le régime de la terreur de Bashar al-Assad. Un film indispensable.

Le festival Télérama c’est aussi un programme d’avant-premières, avec notamment « La Fille au bracelet » de Stéphane Demoustier. Un drame judiciaire sobre et maîtrisé qui suit le procès d’une adolescente de dix-huit ans accusée du meurtre de sa meilleure amie Flora, survenu deux ans auparavant. A mesure que la vie intime de Lise est dévoilée à la cour, la carapace se referme et la vérité devient de plus en plus difficile à discerner.

En bref, un festival qui te donne une deuxième chance de découvrir les inratables de l’année 2019, du drame au thriller en passant par le film d’animation ou le documentaire. Il ne te reste plus qu’à te procurer le pass Télérama disponible dans le dernier numéro pour bénéficier du tarif tout doux de 3,50 la séance. Et pour le reste de la prog c’est par ici →  Bonne semaine dans nos salles obscures !


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