Notre belle ville, on l’arpente jour et nuit… On pense la connaître sous tous les angles. Et parfois, aux côtés d’un inconnu, d’un guide, d’un ami, ou d’un artiste, on apprend, une fois de plus, à redécouvrir à travers ses yeux, ceux d’un autre, celle qu’on habite, autant qu’elle, nous habite.

Ici, au détour d’une flaque, la photographie de Rebdestrass nous fait piquer une tête dans les reflets cachés de Strasbourg. Un univers parallèle que cette Strasbourgeoise crée, révèle, au fil de ses balades, et surtout : au fil de l’eau. Plongée et contre-plongée dans la vi(ll)e aquatique de Rebdestrass.

Crédit photo : Rebdestrass

Ton compte Insta est un peu mystérieux. Alors, pour commencer… Que peux-tu donc nous dire sur toi pour te présenter ?

Je m’appelle Rebecca, mon pseudo est Reb, sur ce point, il n’y a pas trop de mystère. Par ailleurs, je suis née à Strasbourg, une belle nuit de printemps, au siècle dernier. Je travaille dans l’Éducation Nationale depuis une vingtaine d’années. Mais tant mieux si mon compte est mystérieux ! Ça, c’est un vrai compliment pour moi.

Comment as-tu commencé la photo et quel est ton rapport à elle ?

J’ai commencé à prendre des photos un peu par hasard. Je marche énormément, et ce depuis des années. Je regarde avec beaucoup d’intérêt mon environnement, à défaut d’être à genoux pour prendre des photos, j’ai le nez en l’air. Il y a tellement de choses qui me touchent, il y a tellement de détails que finalement, immortaliser ces instants était presque une évidence. Je ne suis pas une professionnelle, je suis une marcheuse compulsive, amoureuse de la ville et rêveuse à la fois.

Crédit photo : Rebdestrass

Dans tes photos, l’architecture est le sujet principal, et les passants, des personnages secondaires : qu’est-ce qui t’a attirée vers la photo d’architecture et plus particulièrement celle de Strasbourg ?
Et comment t’est venue l’idée de le faire via le prisme du reflet, ainsi que l’envie d’en faire un compte Insta ?

J’ai découvert Instagram il n’y a pas si longtemps, finalement… Ça doit faire un an et demi. Je ne savais pas trop où j’allais en partageant mes photos. Les choses ont évolué naturellement. Je vis à Strasbourg, j’aime cette ville : elle est constamment en mouvement, tous les coins de rue changent un jour, je suis encore moi-même surprise par certaines découvertes. Je crois que je n’ai pas encore fait le tour. J’aime l’architecture, j’aime les moulures, les arbres, les ponts, les couleurs, le noir et blanc, tout est sujet à m’émerveiller, en fait ! Au fur et à mesure, je me suis aperçue que les reflets dans l’eau apportaient quelque chose à ce que je voulais transmettre… le côté parallèle.

Crédit photo : Rebdestrass

De ce fait : te balades-tu toujours avec ton appareil ou ta pratique de la photo suit le dicton « après la pluie, le beau temps » ? Et donc quelle est la fréquence de tes expéditions photographiques (puisque, soyons honnêtes : il flotte souvent par chez nous) ?

Je sors me promener dès que j’ai un instant… Pour le fun, j’ai regardé pour le mois d’octobre : j’ai parcouru 315 km à pied. (Merci la montre connectée !). J’adore ça. Je marche, musique dans les oreilles, les yeux rivés à gauche et à droite, le téléphone prêt à être dégainé. Car oui, je fais tout avec l’iPhone. La qualité des photos n’est pas trop mal… Ça ne remplace pas un Canon, mais moi ça me convient.

Et comme tu le dis, il flotte souvent… Mais pas que ! Il y a même des gens qui pensent que je me balade avec des bouteilles d’eau ! Cet été, je m’amusais à suivre les agents qui nettoient la rue à coup de jets d’eau, ou ceux qui arrosent les fleurs. Il y a aussi la rosée, la condensation. Parfois une micro flaque suffit. Pour te dire !

Crédit photo : Rebdestrass

Et après tes balades photographiques : retouches-tu tes photos ?

Il y a encore quelques mois, je retouchais pas mal les photos. Aujourd’hui, je les travaille de moins en moins. Je corrige un peu le contraste et si la lumière est vraiment trop pourrie… Je fais du noir et blanc.

Pontonniers, le Poudlard strasbourgeois.
Pas étonnant de le retrouver chez cette amatrice de fantastique.
Crédit photo : Rebdestrass

Sinon, tu te caches derrière une petite sorcière : y a-t-il un sens caché ? Est-ce parce que telle une magicienne, tu maîtrises les éléments (et plus particulièrement l’eau) ?

Ha, ha, ha ! Ma question préférée… Je me cache littéralement derrière une petite sorcière, en effet. J’aime bien l’idée que les gens m’imaginent… Et puis, j’ai toujours aimé les mondes fantastiques : Tim Burton, Ridley Scott, les sorcières, les fées, les pirates, les créatures, le puits sans fin de l’imaginaire.

Pour mettre une pincée de fantastique dans ton quotidien, et apprendre à regarder Strasbourg à travers l’œil averti de Rebdestrass, il n’y a plus qu’à plonger la tête la première dans son univers !


Son Instagram

Une galerie où retrouver ses photos : Galerie JBK


>>Fanny SORIANO<<

Crédit photo : Rebdestrass

1 commentaire

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here