La dissolution du groupuscule identitaire a été prononcée hier matin au cours du Conseil des Ministres. Lancé à Lyon au printemps 2017, le mouvement néofasciste était accusé d’appeler à la haine, aux discriminations et aux actions violentes. Son local strasbourgeois, L’Arcadia, avait déjà fermé fin 2018.

C’est officiel. Dans un communiqué de presse, le ministère de l’Intérieur annonce la dissolution du Bastion Social ainsi que six autres associations rattachées, dont « Solidarité Argentoratum », l’association de la faction strasbourgeoise du mouvement. « Ces sept associations, étroitement liées par leurs slogans, leurs doctrines, leurs méthodes et leurs appels à la violence, constituent ensemble le Bastion Social, et toutes ont été dissoutes à ce jour », est-il écrit dans le document. Cette dissolution a été prononcée par décret au cours de la matinée d’hier, lors du Conseil des ministres. Le ministère de l’Intérieur explique avoir pris cette décision « pour mettre fin aux exactions répétées commises en marge de rassemblements de voie publique ».

Le président Emmanuel Macron s’était engagé fin février à la dissolution du Bastion Social, au lendemain de la profanation de 96 tombes dans le cimetière juif de Quatzenheim. Fortement lié à l’extrême-droite radicale, le Bastion Social s’était fait connaître au mois de mai 2017 à Lyon : des militants identitaires avaient occupé des locaux vides en ville pour y héberger uniquement des personnes sans-abri d’origine française. Le mouvement néofasciste s’était depuis implanté dans plusieurs villes de France, et notamment à Strasbourg, en ouvrant le bar associatif L’Arcadia. Son inauguration s’était conclue par l’agression d’un français d’origine algérienne ; un couple et un conducteur de tram avaient également été agressés par deux membres du Bastion social.

« Les appels aux discriminations et à la violence sont inacceptables. Ils sont contraires aux valeurs de la République. La dissolution du Bastion Social est une avancée concrète dans notre combat contre la haine », a déclaré Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur.

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