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Comment choisir une bière à Strasbourg quand on n’est pas expert ?

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Vous ! Oui vous ! Venez, venez, n’ayez pas peur. Cela fait désormais un peu de temps maintenant que vous êtes arrivés à Strasbourg. Quelle belle ville hein ? Mais est-ce que vous avez remarqué que, depuis que vous sortez dans les bars, il est devenu plus complexe de commander ? Que votre choix ne se limite plus à seulement « une blonde ou une blanche ?» ? Vous vous perdez désormais devant les cartes aux noms et appellations inconnues, alors qu’à la base vous souhaitiez juste une petite blanche. Si vous vous reconnaissez, cet article-là est fait pour vous. Suivez moi, et vous serez dans un monde de pure imagination !

 

Note de l’auteur 1 : Bien évidemment que certaines villes possèdent plusieurs choix de bières ; l’idée ici est de faire un petit béaba pour y boire un peu plus clair. Donc les Bretons, on range les drapeaux et les chansons de Manau, et on lit tranquillement – je ne suis d’ailleurs pas anti-breton, ma cheffe est bretonne.

Note de l’auteur 2 : Pour les spécialistes de la bière qui tomberaient sur cet article, soyez indulgents, comme dit au-dessus, cela reste un article introductif. Si vous avez d’autres informations pour nous en apprendre un peu plus, n’hésitez pas à intervenir. La coopération, c’est le bien !

 

Le Conseil des Quatre de la binouze

Alors généralement, dans les bars strasbourgeois et autres, on se retrouve souvent en face de quatre types de bières : les blanches, les blondes, les brunes (ou noires) et les rousses (qu’on appelle aussi ambrées). Tout comme le Conseil des Quatre dans Pokemon, mieux vaut ne pas les affronter à la suite, si t’as pas prévu de Guérisons ou de Potions Max.

Donc pour faire de la bière, il faut des céréales : orge blé seigle ou maïs OGM – Monsanto et Bayer, toujours là dans nos cœurs, nos foies et nos intestins. Ces céréales évolueront par la suite en malte, dans un processus où le but sera de faire croire aux céréales que le moment de germer est arrivé pour produire tous les sucres nécessaires à la fermentation.

Le plus beau tableau d’art que j’ai pu voir

Là où le processus est pas très sympa envers nos amis les céréales, c’est au moment du tourraillage : on stoppe net la germination de nos céréales, à qui on avait promis tellement de choses – choqué et déçu, bien évidemment. On les chauffe, et cela va du séchage à un état de carbonisation assez avancé.

Vous l’aurez compris, c’est ça qui va jouer sur la couleur de votre bière, mais ce n’est pas tout. On parle en effet également de profils organoleptiques, c’est-à-dire tout ce qui est goût, texture et flaveur.

Maintenant que cela est dit, intéressons-nous aux quatre types de bières.

Auprès de ma blondeeeeuuuuuh

Commençons par le grand classique : la blonde. On la trouve partout, tout le temps. C’est LA bière de référence. Ou plutôt devrais-je dire, le TYPE – pardon, parfois mon clavier se bloque en majuscules – de bière par excellence. Elle s’obtient par un malte de couleur plutôt pâle, qui sera juste séché.

Exemple : Tout ce qui est Pils, IPA (allez checker la vidéo d’Une Bière et Jivay sur le sujet)… Il y a aussi la Barbar, la Triple K, la Delirum… Bref, vous trouverez votre bonheur.

I’m in love with the shape of roux

Ah les ambrées ! ce goût si particulier ! ces reflets qui nous font perdre la tête ! ces robes qui virevoltent dans un concert d’arômes et de saveurs ! Pour quitter le lyrisme exacerbé et revenir à l’essentiel, les malts qui « peignent » les bières rousses sont désormais caramel, une couleur caractéristique qui provient d’un chauffage des grains alors que ceux-ci étaient encore humides.

Exemples : Dorelei (<3 <3 <3), Grimbergen Ambrée, Red Fox, Bête…

Couleur… café… que j’aime ta couleur… café

Les brunes ne comptent décidément pas pour des prunes ! Avec leurs arômes forts en bouche et leur façon de se substituer à votre repas du soir, ce type de bière a son lot de fanatiques comme de détracteurs. Vous l’aurez deviné, en suivant le déroulement logique de ces modestes explications, ce qui donne cette couleur sombre à la bière sont des malts qui ont été carbonisés. Ce qui donne par la suite des goûts finalement assez divers, allant du chocolat au fumé, en passant par le café.

Exemple : Guinness, Gulden Draak, Licorne Black… Mention spéciale à la O’Hara, si vous ne souhaitez vraiment pas manger le soir.

La bière blanche luit dans les bars/ De chaque mélange, vient un espoir

Légères, rafraîchissantes et généralement avec une petite rondelle de citron qui fait toujours plaisir, nos amies les blanches sont obtenues avec une quantité plus importante de blé, qui a la particularité de troubler la couleur de la bière. Par ailleurs, et cela va vous servir si vous voulez frimer avec vos potes : une bière blanche est en réalité une bière de blé. Alors pourquoi on parle de bière blanche ? Parce qu’en grosse fainéasses de Français, on a traduit en suivant la ressemblance entre blanc et blé, en Allemand (weiss/weizen) comme en Anglais (white/wheat).

Crédit @ForGeorges

Exemple : Edelweiss, Hoegaarden Blanche, Schöfferhofer Hefeweizen, 1664 Blanche…

Et voilà, maintenant vous en savez un peu plus sur comment s’explique la couleur des bières. Alors tentez vos mélanges, et passionnez vous pour tous les secrets que les bières ont à vous offrir. Et pour le coup, vous êtes plutôt bien tombés en Alsace !

Note de l’auteur : Merci à la super chaîne Une Bière et Jivay pour les explications sur comment se fait une bière et l’incidence que cela possède sur sa couleur. Il l’explique de manière plus détaillée dans cette vidéo.

Alsace, terre de bières

Puisqu’il faut tout de même insister sur la spécificité alsacienne, rappelons que l’Alsace est la première région – oui, oui, région – brassicole de France. C’est également la région qui produit le plus de houblon en France. En France, bière rime donc avec Alsace.

Les bonnes bières alsaciennes ! Source: Wikipédia

Quelques brasseries et microbrasseries alsaciennes

Le temps est venu de rapidement vous présenter les brasseries alsaciennes. Tout d’abord, les historiques qui appartiennent à des groupes internationaux. Il y a par exemple la brasserie de l’Espérance – qui a absorbé la brasserie Fischer, celle d’Adelshoffen et enfin celle de Mutzig. Cette grosse brasserie alsacienne est acquise en 1972 par le groupe Heineken et brasse désormais la majorité des bières que l’on connaît, allant de l’Edelweiss à la Desperado, aux bières Fischer et les Heineken.

Crédit @L’Ami Hebdo

Une des plus connue en Alsace est également celle de Kronenbourg SAS, née brasserie Hatt en 1664 et qui appartient depuis 2008 à Carlsberg : même si les Kro sont aujourd’hui davantage l’apanage des jeunes parisiens désœuvrés devant le prix d’un pack de Leffe, elles restent ancrées an Alsace et à Strasbourg, en témoigne l’ouverture de la brasserie du Tigre tout récemment. Enfin, la brasserie Licorne, fondée au 18ème siècle à Saverne et qui appartient depuis 1989 au groupe Karlsbräu France. Celle-ci brasse toutes les bières Licorne, dont l’excellente Licorne Black – indispensable un jour de match à la Meinau.

Y a pas à dire : le tigre a la classe ! Crédit @Archives Brasserie Kronenbourg

Mais tout ne provient pas des grands groupes internationaux, puisqu’il existe moults microbrasseries, disséminées tout le long de notre belle région. Tout d’abord, la brasserie indépendante Meteor, un autre grand classique des soirées strasbourgeoises : fondée en 1640 à Hochfelden, c’est la brasserie indépendante la plus forte de France.

Les bières de la brasserie de la Mercière à Niedhausbergen. Crédit @La Bière d’Alsace

Et du côté des microbrasseries, je m’en voudrais terriblement de ne pas vous signaler celle du Brasseur, le restaurant Rue des Veaux près de la place Saint-Etienne à Strasbourg, créée en 1991. Tout comme la célèbre Perle – Bières artisanales Artzner qui renaît de ses cendres en 2015 à Strasbourg, la brasserie Bendorf fondée en 2013 en plein quartier du Neudorf à Strasbourg. Et pour faire un coucou à un village pas loin de chez moi, la brasserie Mercière qui se trouve à Cosswiller.

Enfin, dans la catégorie nos alsaciens ont du talent, il y a le Crafty Tom’s, qui ne sert à la pression que des bières venant de sa brasserie à Mundolsheim, mais aussi la microbrasserie 3 Mâts, qui en plus de te mettre Hugues Aufray et Garou dans la tête, est située près de Port du Rhin, et ce depuis septembre 2016.

Vous l’aurez compris, il ne manque pas de microbrasseries indépendantes en Alsace et à Strasbourg. Si vous voulez en connaître d’autres que celles que je vous ai évoquées, allez jeter un coup d’œil sur ce site, une référence en la matière.

Les conseils du patron

Vu que je suis parfois monomaniaque sur les bords, je vais vous faire une recommandation de bières par type. Une typologie de mes bières préférées si vous voulez !

Le signe d’une soirée qui débute bien ! Crédit @Wkipédia

Pour les blondes, vous pourrez difficilement faire mieux qu’une Cuvée des Trolls pour bien lancer votre soirée. En bouteille ou en pression, elle est légère et vraiment super bonne. Pour corser un peu les choses, vous pouvez vous tourner vers la Triple Karmeliet, ma bière préférée, ou encore la Barbãr. Ce sont des bières qui sont entre huit et neuf degrés, qui tapent fort mais avec beaucoup de goût.

Les mots ne me suffisent pas pour décrire l’amour que je porte à cette bière !

Niveau brunes, je dois avouer que j’ai un très gros faible pour la Barbãr Bok. Tellement que cela reste l’une des seules brunes que je bois régulièrement. C’est la version brune et bien meilleure que la Barbãr. Vous pouvez également vous aventurer sur le chemin de la Maredsous ou de la Goulden Draak, mais c’est à vos risques et périls.

Rassurez-vous, la bière est tout aussi badass que le logo ! Crédit @megusta.fr

Et enfin, pour les ambrées, je vous présente mes deux amours : la Bête et la Dorelei (ou Fischer ambrée). La première vous sera servie la plupart du temps dans un verre trop stylé (avec une griffe !) alors que la deuxième possède un petit goût sucré qui est très plaisant en bouche, mais peut vite se révéler traître. Dans les deux cas, un vrai plaisir à chaque fois !

Voila pour ce béaba qui a pris plus de place que prévu à la base. Je ne suis clairement pas un spécialiste de la bière, même si j’avoue en être un fervent consommateur. J’espère que ce béaba vous aura appris des choses, que ce soit sur la binouze en elle-même ou sa petite histoire dans notre belle Alsace. On se croisera peut-être autour d’une belle mousse incessamment sous peu, et en attendant, kiffez vos bières, avec un petit peu de modération quand même !

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Commentaires (5)

  1. Je ne comprends pas ce type d’article. On voit que le gars n’a aucune connaissance en bières, et ça n’apporte donc rien. Il y a autant d’analyse que si je disais qu’il existe trois types de vin : le blanc qui est sucré, le rouge qui est fort, et le rosé pour l’été. Enfin, si vous voulez d&couvrir de la bonne bière à Strasbourg, le mieux c’est d’aller faire un tour chez un caviste ou dans un bar compétent, et de vous faire conseiller par des vrais passionnés.

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