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Aujourd’hui, nous allons quitter les ruelles piétonnes du centre ville, traverser la rive et nous rendre dans le quartier du Neudorf. Direction : la nouvelle adresse d’un bar-restaurant bien connu des Strasbourgeois qui fait encore plus parler de lui depuis quelques temps. Leur spécialité c’est la bière et les croque-monsieurs revisités. D’ailleurs le resto vient de battre le record du plus gros croque du monde, rien que ça ! Ce lieu et sa toute nouvelle terrasse sentent bon l’été et les moments de partage à la nuit tombée. Cet établissement, c’est le croque bedaine bien-sûr. Vous connaissez peut-être la première adresse située rue du Puits, mais ce midi nous allons faire un tour du côté du restaurant du Neudorf ouvert il y a quelques mois et qui, vous allez le voir, tient déjà toutes ses promesses ! On est allé prendre un verre en terrasse, accompagné de quelques potes, pour vous rapporter discrètement les détails de notre déjeuner plutôt houblonné.

Le quartier du Neudorf est une pépite : il y règne une réelle vie de quartier et il n’est pas rare de croiser tellement de fois les mêmes visages qu’on s’y attache petit à petit. Les habitants du Neudorf savent à quel point il y fait bon vivre. C’est dans ces rues où l’on ressent une certaine proximité avec les habitants que l’équipe du croque bedaine 2.0 s’est installée il y a déjà quelques temps.

Je connaissais déjà la première adresse du croque bedaine N°1 et j’avais été enchanté par la convivialité et la proximité qui existe entre le client et la bande de potes restaurateurs qui nous accueillait. J’ai presque du mal à utiliser le mot « client » tellement j’avais pris part à leur univers et à leur joyeuse simplicité. En fait, les mecs aiment faire ce qu’ils font, ça se voit sur leur visage et ça se ressent dans leur boulot. Prise de tête ? ZÉRO.

Le premier restaurant était assez étriqué et il fallait se démener pour trouver une place, c’était parfois un peu frustrant. Néanmoins, avec le succès de la première affaire, quoi de plus logique que de voir plus grand et plus fort, vers l’infini et au-delà comme disait l’autre. Et bien c’est exactement ce qu’ils ont fait : ils ont vu plus grand, plus frais, plus beau et plus vert. Ils ont pris leur bonne humeur, leur machine à croque du futur, leurs bières préférées et leurs petites recettes secrètes. Ils ont tout mis dans un camion et ils se sont retrouvés au Neudorf dans un espace qui leur permet réellement de s’exprimer et d’accueillir bien plus de monde à l’intérieur comme à l’extérieur.

J’arrive sur les coups de 18 heure. Je suis surpris mais je suis le premier. Je rentre timidement : bonjour je viens pour prendre un verre et manger un bout c’est possible ? Bien-sûr installez vous dehors ! Je m’ exécute. En arrivant aux abords de la terrasse je suis carrément ravi. Devant moi, une belle et grande terrasse aménagée et toute verte, qui a des allures de potagers. Il y a même des plants de houblon qui grimpent timidement. C’est vraiment très beau, accueillant et les bancs en bois amènent la convivialité recherchée.

Mes amis arrivent et avec eux un flot de personnes qui semblent sortir du boulot tous en même temps, à 18h30 c’était la déferlante. Maintenant c’est l’heure de s’envoyer des pintes et de manger un bout.

Des ardoises indiquent les suggestions du jour, que ce soit en bières ou en croques. Le choix est clair et limpide et on retrouve toujours une bière du coin, à la carte ou sur les tableaux au fond noir.

Aujourd’hui nos choix se portent sur les bières suivantes :

  • 1 Bendorf red Ale (7,40 €)
  • 1 Bedonnante (7,40 €)

Et sur l’avalanche de crocs suivante (les noms peuvent porter à confusion éloignez les enfants) :

  • 1 croque sa mer (5,40 €)
  • 1 croque moi si tu peux (5,40 €)
  • 1 croque vertige (5,40 €)
  • 1 croque Fertomi (5,40 €)

Oui, on avait un peu les crocs.

Maintenant, parlons peu, parlons bière

La carte de bière est assez singulière au croque bedaine. Bien-sûr, les mecs du coin comme 3 mâts et Bendorf sont souvent présents et mis en avant. Toutefois, on trouve des noms que l’on voit moins souvent à Strasbourg : des bières belges comme la Palm Royale ou des bières allemandes comme la Rodenbach.

La Bendorf que j’ai choisi est un choix rassurant : fruitée, bien équilibrée, florale, légère et bien fraîche, elle tient toujours ses promesses et je sais que je peux choisir n’importe quelle Bendorf, le goût sera toujours au rendez-vous – même si la palette de saveur est diversifiée, surtout en pression –.

Pour la bedonnante de la brasserie 3 mâts c’est un peu le même combat. Quand je vois qu’une des bières de l’ami Erwin est affichée, j’y vais les yeux fermés. Et Boum ça fonctionne à tous les coups et la bière descend toute seule dans mon gosier. Encore une fois, je ne suis pas déçu : une bière légère pas trop intense ni trop prononcée pour bien finir la journée… ou plutôt commencer la soirée.

Allons voir du coté des croques

  • Le croque moi si tu peux (5,40 €)

Celui-ci est mon préféré car il sent bon l’été : on y retrouve une poêlée d’oignons et de poivrons, du chorizo et du tabasco. Ce croque, qui envoie pas mal au niveau du piquant, fait saliver, est riche et son goût est très prononcé… un délice.

  • Le croque sa mer (5,40 €)

Le croque sa mer est un croque au saumon et à la crème fraiche relevé d’aneth et d’une pointe de raifort. Le résultat et rafraîchissant et pas écœurant du tout. Le pain est bien croustillant et bien chaud, avec la fraîcheur de la bière c’est une tuerie. On est bien bien bien.

  • Le Vertige (5,40 €)

Encore un croque qui sent bon le sud. Il est composé de Houmous, de petits pois, de fromage frais et de fines herbes, de menthe, de tomates confites et de tranches de bœuf. On est ici sur une création très originale avec des ingrédients qui se marient très bien. Encore une fois la saveur est au rendez-vous et tout fonctionne NICKEL. La petite touche de menthe signe le croque à la perfection et apporte une touche maison supplémentaire et très estivale.

  • Le croque Fertomi (5,40€)

Là on ne déconne plus : fini les perspectives irréalistes de rentrer dans un Jean taille 42. On est sur du gras comme on les aime chez nous : crème fraiche, lardons, oignons et Munster. Parfait pour le dessert. Que dire à part que même si la gourmandise semble être un vilain défaut… c’est vraiment trop bon. En fait, on a l’impression de manger une tarte flambée, et une bonne tarte flambée en plus de ça… pari réussi.

Pour écrire la conclusion je n’ai qu’à demander à mon corps ce qu’il en pense. J’ai poussé un murmure qui ressemblait à un modeste wouaw en voyant la terrasse, j’ai esquissé un hummm en voyant arriver les bières et j’ai clairement dit « Ahhhhhh » en voyant arriver les croques. Ensuite, en goûtant les croques, ma tête faisait des petits va-et-vient en avant et en arrière comme quand tu écoutes du gros son dans les transports un vendredi soir en pensant à la perspective de ta soirée. C’est pour moi un signe clair de satisfaction. Des croques et de la bière, sur le papier ça ne fait pas forcément rêver. Toutefois, le croque bedaine a poussé son délire de croque tellement loin qu’ils sont tout simplement délicieux. Ce sont de vraies recettes cuisinées, élaborées avec de bons produits et un savoir faire particulier. Le combo terrasse + verdure + soleil + bières + croques + copains me fait lâcher un tout dernier « ahhhhhh ». Pas de prise de bec : ici c’est le croque monsieur un point c’est tout et il n’y a pas grand chose à redire. J’ai passé un excellent moment plein de simplicité et de convivialité.

Les +

  • Le rapport qualité-prix
  • L’originalité de la proposition
  • La terrasse !
  • L’ambiance
  • Le retour à la simplicité

Les –

  • La décoration de la salle peut être un peu froide
  • Le tarif de certaines bières

Le Croque Bedaine Neudorf

104 route du Polygone Strasbourg

> La page Facebook du restaurant <

> Le site internet du restaurant <


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