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À quelques mètres de la place d’Austerlitz, coincé entre une épicerie d’alimentation générale et un restaurant indien, la Maison des Mezzés se fait discrète. Pourtant, les adresses comme celles-là se font rares à Strasbourg et mériteraient vraiment d’être mieux connues. Loin de tous les grands concepts, c’est un retour à une cuisine du monde familiale et riche en traditions. On y a vécu une belle expérience et on vous raconte tout.

La Maison des Mezzés, c’est avant tout une cuisine simple et respectueuse des traditions syriennes. Ce restaurant d’une trentaine de couverts est tenu par un couple dont l’unique objectif est de partager leur cuisine avec quiconque passera leur porte. Ici, absolument tout est fait maison, par les doigts délicats de Marie, la Mama cachée dans sa cuisine et qu’on aperçoit rapidement de temps en temps. Monsieur quant à lui s’occupe du service en salle et accueille aimablement les convives.

Au menu, le restaurant propose essentiellement des mezzés (petites bouchées à partager) que l’on déguste généralement au dîner. On y retrouve le traditionnel kebbé (blé concassé pignon et viande hachée) mais aussi toute la finger food proche-orientale : fatayers (aux épinards ou au fromage), falafels, feuilles de vignes et yaourt frais mais aussi l’incontournable houmous ou le caviar d’aubergines. Ici tout se partage façon tapas et les prix sont vraiment intéressants (entre 1,90 € et 9 € la portion). La carte propose également quelques plats comme les aubergines farcies ou encore le le maqloubé (une sorte de gâteau « retourné ») à base d’aubergines, de riz et d’amandes. Il y aussi des assortiments de viandes grillées ou mijotées, toutes très tentantes. Vous verrez, ça donne l’eau à la bouche.
Le midi, c’est différent : pas de plat à la carte mais un simple menu du jour (et sa version végétarienne) à 10,50 € qui change selon l’humeur et les envies de la chef. Et en bonus, le jeudi c’est le traditionnel couscous, qu’elle sert avec de la semoule, mais parfois également avec du boulghour ou du riz pour changer un peu. On y retournera rien que pour ça.

Pour notre part, nous y sommes rendues un mercredi à l’heure du lunch. On avoue avoir eu du mal à trouver l’enseigne tant le nom du restaurant est peu visible à l’extérieur. Une fois entrées, on s’est également demandé si on ne s’était pas trompé. Une petite salle blanche, avec quelques touches de rouge mais aucune déco, le regard un peu étonné de notre hôte nous a également fait douter… Mais c’était bien là, loin de la foule. Une seule table était occupée mais par la suite, le restaurant s’est rempli. À peine installées, le patron nous a demandées si le plat du jour nous conviendrait ou si l’on préférait la version végétarienne. Évidemment que oui, même si on n’avait encore aucune idée de ce qu’on allait manger. On avait beau regarder autour de nous, aucune ardoise ne le précisait (l’ardoise se trouve en effet en vitrine). Il avait à peine filé qu’un petit plat d’houmous, une soupe et quelques pitas étaient déjà apparues sur la table. Nous avons également commandé une carafe d’eau – ça fait du bien de temps en temps.

À son retour, nous lui avons quand même demandé quelques précisions sur le plat, mais la communication n’a pas l’air d’être son fort, on a trouvé ça marrant, ça le rendait même très attachant. Nous avons donc eu droit à un « poulet mijoté dans une sauce « spéciale » » selon ses mots, nous n’en saurons pas plus, suspens, accompagné d’un délicieux boulghour somptueusement épicé et des aubergines légèrement sucrées. Une tuerie, on a adoré ! Tout était excellent, le houmous crémeux à souhait, la soupe vraiment agréable et le poulet fondant à cœur. C’est une plongée en Orient. Enfin, pour 2,50 € supplémentaires, nous avons eu droit à l’unique dessert du jour, de petites pâtisseries à la fleur d’oranger et au sésame et quelques fruits au sirop. Excellents et parfaits pour finir le repas sur une note sucrée mais pas trop copieuse. Le thé était lui aussi très bon et parfumé, et surtout servi dans de jolies théières orientales. Bref on s’est régalée sans pour autant s’être goinfrées. Le tout pour 31,90 € c’est donné !

En résumé, j’insisterais vraiment sur la qualité des plats et des préparations proposées. On sent que la chef se décarcasse en cuisine et que tout est fait avec amour. La déco intérieure peut dérouter un peu, notamment le comptoir à alcool qui est assez étonnant, mais ça colle à l’ensemble et on passe vite à autre chose. Je crois même qu’on peut vraiment les remercier pour l’authenticité de ce lieu et la chaleur de leur cuisine. Non seulement ils nous ont rappelé qu’au-delà du climat actuel, la Syrie c’est avant tout un pays d’une richesse culturelle incommensurable, mais qu’en plus ce genre de restaurant familial doit pouvoir perdurer à Strasbourg. On est loin d’un concept design impersonnel et tellement tendance qu’on en oublie l’essentiel. Ça fait un bien fou au moral, au bidou et surtout au porte-monnaie. Bref, je sais d’avance que vous aimerez et si vous êtes gentils, il se pourrait même qu’elle accepte de vous concocter des plats sur mesure (il suffit de poser la question car chez eux finalement, vous êtes un peu chez vous).

  • Les +:

Une cuisine traditionnelle syrienne authentique 100% fait maison
La richesse et la qualité des plats
Les prix
Un lieu convivial et chaleureux
Des gérants attachants

  • Les – :

La déco


LA MAISON DES MEZZES

Adresse : 5, Rue des Orphelins 67000 Strasbourg

Téléphone : 03 69 14 60 77

Horaires :
Lundi au samedi : 12h00-14h00 et 19h30-22h00

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