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Je m’appelle Daphnée, j’ai 25 ans. J’ai deux frères et j’ai un chat qui prend de la place. Je parle à ma voiture, je déteste les zombies et j’ai une passion pour les pains au chocolat et les bébés paresseux. Je suis un fléau pour les plantes vertes, alors je n’en ai pas. À la place j’ai des bougies. C’est bien aussi les bougies… Et après tout ça, après beaucoup d’autres choses même, je suis handi’. Depuis cinq ans. Handi’ optimiste, handi’ aventurière, et handi’ qui écrit. Bloggeuse d’1parenthèse2vies.com, je montre à ma façon à quel point le fauteuil n’est pas une fin de vie, qu’avant d’avoir épuisé toutes les possibilités de belles choses que l’on peut faire malgré lui, et bien on a le temps de vieillir une ou deux fois (avec une réincarnation plus chanceuse peut-être ?). L’été dernier, j’ai décidé de partir en vacances seule, en tête à tête… fesses à siège avec mon destrier. Destination ? Strasbourg !

En fait, l’Alsace fait partie des régions de mon enfance. Petites avec ma cousine, nous étions un jour tombées d’accord sur le fait que, quand nous serions grandes, c’est là-bas qu’on irait habiter avec mari, chien et enfants (jardin fleuri, soleil et papillons, musique bucolique : vous y êtes ?) Aujourd’hui nous en sommes à des kilomètres, au sens propre comme au sens figuré. Malgré tout, je garde en moi une profonde tendresse pour ces terres à plusieurs visages et cela faisait déjà quelques années que d’y retourner me démangeait. Mais que valent les souvenirs d’une enfant valide face à la réalité ; en fauteuil qui plus est ? Commençons par le commencement : Strasbourg.

L’office du tourisme

Après une longue route en voiture et une fois installée dans l’hôtel de mes vacances, petit check-up coutumier sur le site internet de l’office du tourisme. Premier soulagement : le handicap est pris en compte, a droit à son propre espace et, mieux encore, sa barre de recherche perso. C’est le grand luxe ! Cependant les choix sont restreints, et certaines informations manquent malgré tout, notamment en ce qui concerne l’accessibilité des rues elles-mêmes, où les lieux sympas où manger dans lequel mon fauteuil rentre (avec moi dessus tant qu’à faire).

Du coup c’est en cherchant une info un peu précise avec mon ami Google que je me suis retrouvée sur Pokaa, à lire les compte-rendus et bon plans des jeunes illuminés créatifs et dynamiques du coin. Je m’y suis très vite retrouvée, délaissant l’office du tourisme un peu trop officiel et sérieux à mon goût. Seul bémol ? Aucune info côté handicap… qu’à cela ne tienne, me voilà !

Accessibilité

Mon ressenti après m’être baladée un certain temps dans Strasbourg se résume en un mot : « magique ». À ce point là ? À ce point là oui (mais ça n’est que mon avis !) Attendez que je vous explique… Contrairement à ses alentours, la ville est quasi sans reliefs donc pas de montées pénibles à passer, juste un ou deux micro-dénivelés par-ci par-là mais rien de méchant. Ainsi, alors que chez moi au bout d’une heure, mes épaules crient au scandale, ma force s’épuisant peu à peu (oui j’ai des épaules qui crient, tout à fait), ici je peux partir tout l’après-midi si ça me chante, il s’agira davantage de fatigue liée à l’endurance que liée à l’effort physique.

« D’accord mais les pavés ? C’est pas tout jeune Strasbourg, il y en a forcément… » Exact. Mais là encore, à part peut-être ceux de la place de la cathédrale, ils sont relativement plats et resserrés ce qui limite le problème des petites roues avant qui s’y bloquent. Le seul vrai inconvénient du sol de cette ville quand on est en fauteuil, je dirais que ce sont les rails du tramway. À part ça, la vie est plutôt belle.

Le plus facile en fauteuil

Du coup vous l’aurez compris, ce que j’ai trouvé de plus facile à faire en fauteuil à Strasbourg, c’est encore de s’y promener. Et pour cause : cette ville est tellement belle avec ses canaux, ses maisons à colombages et ses grandes places ouvertes. Comme en plus j’y suis allée alors qu’il faisait un temps radieux, j’avoue ne pas avoir tenté ni les musées, ni l’intérieur de la cathédrale ou autre loisir qui m’aurait soustraite à la lumière du soleil. Ce sera pour la prochaine fois…

S’y déplacer

À Strasbourg, beaucoup de choses sont pensées pour les handis, quels qu’ils soient. Ainsi, sur le site de la ville on peut trouver un listing des moyens de locomotion par handicap. Pour des personnes malvoyantes ou aveugles, ont été mis en place différents repères podotactiles visant à faciliter leurs déplacements. Côté fauteuil, tout un dossier est téléchargeable contenant les adresses de tous les lieux accessibles : du culturel (cinémas, musées, bibliothèques…), du religieux (cathédrale, églises, chapelles, synagogues…), de l’administratif (banques, hôtel de ville, mairies, cabinets d’assurances…)… Et plein d’autres. Bravo pour ça ! Mais c’est vrai que c’est dommage que ce ne soit pas sur le site de l’office du tourisme aussi, que l’on a tendance à davantage consulter lorsque nous ne faisons que passer.

Accéder au dossier complet

Bilan

En définitive je n’ai qu’une hâte, revenir pour continuer l’enquête ! Histoire de trouver ce qui cloche cette fois… ou pas…

DAPHNÉE G.

Handi’ optimiste. Camp des Longeverne. Sait se tenir sur la tête.

Son blog : 1parenthese2vie

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2 COMMENTAIRES

  1. Ce qui cloche c’est les voitures garés essentiellement le soir et la nuit sur certains trottoirs obligeant à continuer sur la chaussée, les vélos accroché à des panneaux gênant fortement le passage voir le rendant impossible lorsqu’ils tombent, les crottes de chiens qui sont nombreuses dans certaines rues.

    Pour tout ce que je viens de citer, Strasbourg fait le minimum, des opérations ponctuelle pendant quelques jours puis on passe à un autre secteur mais sur le long terme depuis 15 ans je constate toujours autant de voitures sur les trottoirs, autant de vélo accroché n’importe comment il n’y a que pour les crottes de chien que je constate une baisse.

    • Le ressenti est toujours différent lorsque l’on vient ponctuellement en tant que touriste de lorsque l’on en subit le quotidien. C’est pour ça que je voudrais revenir pour affiner mon « enquête » ^^ Pour ce qui est des saletés faites par les animaux, la faute en est des proprios qui n’assument visiblement pas tous les aspects du fait d’avoir un chien !

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