Je ne sais pas comment vous avez passé votre dernier jeudi soir. Pour ma part, j’ai vécu une expérience nouvelle et, qu’on se le dise, plutôt rigolote : mon premier cours d’initiation à la pole dance. Au départ, j’étais un peu angoissée étant donné que j’ai la souplesse d’un spaghetti pas cuit et la grâce d’un avorton mal dégrossi. Pour autant, il s’avère que cette heure (et demie) de ma vie dédiée à onduler autour de la barre, c’était de la frappe !

 Mais alors mon doux Wiki, la pole dance c’est quoi au juste ?

 « La pole dance est une discipline qui mêle danse et acrobaties autour d’une barre. Cette danse, pratiquée à l’origine dans les cirques où des danseuses dansaient autour des poteaux entre les numéros pour distraire les spectateurs, puis par les strip-teaseuses à partir des années 1950, a été sortie de son environnement érotique pendant les années 1990. »  

Hanna Joyce, la prof, en pleine action 🙂

Mais revenons à nos talons hauts :  Le cours a débuté par un échauffement en douceur de tous les membres qui sont sollicités pour la pratique de cette discipline (donc, qu’on se le dise, à peu près tous les membres). Puis, est venu le temps d’attaquer les choses sérieuses : l’apprentissage de quelques figures de base de la discipline.

Premier constat, des noms de figures… originaux :

Loin des arabesques, battements ou autres balancés que l’on peut apprendre en danse classique, ici, on apprend plutôt à réaliser des figures comme :

Le Fireman : La figure consiste à enflammer un homme à s’élancer et à tournoyer joyeusement autour de la barre, une main en hauteur agrippée à la barre et l’autre au niveau de la poitrine. Les jambes sont pliées et enroulées autour de la barre (pardon pour la description un peu approximative de cette figure, je ne suis qu’une néophyte).

Ou encore…

Le Jésus Christ : qui a dit que le pole dancing c’était une pratique pas très catholique ? Dans la salle, on a appris, pour simplifier grossièrement, à faire une pause en mode Jésus, ce qui était assez drôle (et pas franchement évident, finement joué Jésus).

Source: Pinterest – Jesus Practicing His Pole Dancing

Sinon, dans les familles des figures que tu peux réaliser, il y a : le spin (figure circulaire autour de la barre), le trick (figure figée sur la barre), le drop (tenir une figure pendant un temps puis se laisser glisser) et la liste est encore longue.

Deuxième constat : pour jouer les Shakira, on repassera…

Pour ne pas vous mentir, mes débuts étaient assez laborieux. Dans un premier temps, le cours était légèrement frustrant car en voyant des figures ou chorégraphies de pole dance sur internet (ou tout simplement réalisées en face de toi par la prof), tout semble si simple et intuitif. Et pourtant, en réalité, c’est un peu plus compliqué que ça. Il ne m’a pas paru évident DU TOUT de réaliser ces figures avec grâce et légèreté et j’avoue m’être sentie un peu ridicule au départ.

Mais Dieu merci, et nous en venons au troisième constat:

Troisième constat : la prof et les autres apprentis pole dancers sont bienveillants (ouf)

Oui, finalement, malgré le côté embarrassant de la chose lié au décalage entre la figure telle qu’il faudrait théoriquement la réaliser et mes interprétations corporelles pour le moins… douteuses, le cours s’est déroulé dans un climat de réelle bienveillance et sans jugement ni moquerie, ce qui était très agréable. De plus, la prof n’hésite pas à nous remontrer, autant de fois qu’il le faut, les figures. J’ai pour finir eu l’impression que des progrès pouvaient être faits rapidement dans cette discipline, ce que nous a confirmé la prof durant la séance.

Pour conclure, malgré un lendemain de séance placé sous le signe de la courbature et de l’immobilité, cette expérience était vraiment chouette et m’a permis de découvrir des facettes de la discipline que j’ignorais jusqu’à présent : la pole dance requiert plus de force que je ne le pensais, c’est une pratique polyvalente dans le sens où c’est une sorte de mélange entre la gym (il faut être salement souple), l’haltérophilie (si t’as pas de force dans les bras c’est chaud patate), la danse (plus t’es gracieux, mieux c’est). Et pour celles/ceux qui se demandent si pratiquer la pole dance n’a pas un côté vulgaire/dégradant, voici une petite piste de réflexion..

Pole dance et féminisme, incompatible mariage ?

On le sait, la pole dance est souvent associée à une discipline sexy, voire érotique qui, pour certains,  réduit la femme à la condition d’objet de divertissement au service de l’homme.  Pourtant, depuis quelques années, une toute autre conception de la pole dance émerge dans les pays anglo-saxons, mais aussi en France :  la pratique devient pour les féministes (mais pas que) un outil de réappropriation de sa féminité, un moyen de renforcer son estime de soi et de cultiver grâce, souplesse, et force. Ainsi, l’objectif visé n’est plus la séduction de l’homme mais bel et bien l’affirmation de ses choix, de sa personne et de son corps, comme l’illustre cette citation «La barre, instituée jadis en symbole phallique par excellence, n’est plus seulement le totem auquel la danseuse se colle, écartant vulgairement les cuisses pour satisfaire son public, mais bien l’objet qui lui permet de réapproprier son corps et de prendre confiance en soi, par la découverte de ses capacités physiques notamment » (source : profondeurdechamp.com)

Si après la lecture de cette article, l’envie te prend toi aussi de tester la discipline, voici :

Le lien vers l’école de pole dancing dans laquelle j’ai pu faire mon cours d’initiation. ET la page fb de l’école.

NB : les garçons sont AUSSI les bienvenus durant les cours 😊

Le lien vers la page fb de Hanna Joyce, professeure de l’école qui enseigne la pratique dans la bienveillance et sans jugement 😊

1 commentaire

  1. Le montage avec Jesus Christ en pole dancer est d’ un gout exquis. Du coup j’ ai zappé le reste de l’ article pour vous faire part uniquement de cette remarque…..

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