Valentin, 21 ans, réalisateur 

Derrière des petites lunettes carrées et un doux visage, se cache en réalité un sacré bout d’homme. Malgré son jeune âge, Valentin n’a pas froid aux yeux. Passionné de littérature et de cinéma depuis toujours, il intègre l’ESRA (École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle) après son bac, mais décide rapidement de la quitter pour tout apprendre sur le terrain.

Depuis quelques années, il écrit des scénarii, monte, repère, dirige une panoplie d’acteurs. Au fil des rencontres et des opportunités, il se laisse porter par la découverte de ce monde. C’est grâce à des sites de financement participatif comme Ulule, qu’il finance la production de ses films.

Après avoir réalisé Toutes les Frances, un court-métrage sur la liberté d’expression et les débats culturels, il continue avec Fantaisies. 3 ans de dure labeur plus tard, ce long métrage fait son avant-première à Illkirch en juin 2016. Une grande fierté pour lui et son équipe !

Désormais, plus rien ne peut l’arrêter. Sur le feu, un court-métrage sur la France des années 50, Pierre et Paul, qui sera tourné à Paris, Strasbourg et en Normandie. Et aussi l’adaptation des quatre tomes d’Au-délà de l’illusion de Denis Grienenberger.

► Qu’est-ce qu’il te plait à Strasbourg ? 

Je trouve que c’est une très belle ville d’un point de vue architectural et culturel. Il y a pleins de festivals, que ce soit de musique ou de cinéma. Comme celui des films fantastiques ou encore l’Augenblick, un festival annuel qui explore le cinéma en langue allemande.

Les points négatifs ? Peut-être les transports. J’habite à l’autre bout d’Illkirch et pour se déplacer, c’est toute une galère !

► Tes actus du moment ? 

Le Marché de Noël bien évidemment ! Les rues blindées de touristes, l’odeur du vin chaud, la féerie de Noël. Je trouve que Strasbourg s’embellie à cette période. Le fait que le marché soit dispatché dans toute la ville, ça l’a met encore plus en lumière.

Et en février, c’est le mois de Strasbourg Mon Amour.
D’ailleurs, si vous ne savez pas quoi faire à cette période et que vous aimez la salsa, venez vous déhanchez (et peut-être de trouver la femme de votre vie qui sait…) au Café Brent. Je donne des cours là-bas pour l’occasion.

Crédit photo : Tourisme-alsace.com

► Quels sont les endroits où tu aimes aller ? 

J’aime l’ambiance calfeutrée et chaleureuse du Barbu. Et le nom du bar aussi.
Le Troc’afé, rue du faubourg de Saverne, pour le personnel super accueillant et les affiches de ciné accrochées au plafond. Et le bar l’Exil pour son babyfoot et les parties de fléchettes. 

Sinon je passe énormément de temps au cinéma. Surtout au Vox. Il faut savoir que lorsque je commence à écrire un projet quelque part, j’aime bien le finir au même endroit. Par exemple pour Toutes les Frances, j’étais assis à la place 34. Pas la 33 non, la 34. C’est un peu étrange, mais c’est une habitude.

► Et ta musique du moment ? 

Mmh, j’écoute pas mal de vieux groupes comme les Queen ou encore les Beattles.
Sinon mon dernier coup de coeur ? Je dirai Howling At the Moon de Milow. 

► Comment imagines-tu Strasbourg dans 3 ans ? 

J’espère que Strasbourg va davantage s’ouvrir au monde et qu’elle va continuer à être reconnue comme la capitale européene. Qu’il y ait encore plus d’initiatives pour les jeunes et les étrangers, encore plus d’endroits permettant la mixité et le partage.

Pour ma part, je pense que d’ici-là, j’aurai fini mon premier long-métrage. Et j’aurai certainement de nombreux projets en tête ! Stay connected !

Vous pouvez suivre Valentin sur son site pour ne pas perdre une miette de ses projets :

« Génération Strasbourg » : comprendre la démarche en cliquant ici.

Photographie : Maria Fernandes
Texte : Hélène Berrier

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