J’ai rencontré cet homme mystérieux lors du Rendez-vous Image, en janvier 2016.

C’est en regardant ses photos, médusée par ce qu’elles dégageaient, que Raffaello m’aborda pour m’expliquer son travail.

A 42 ans, le photographe a déjà de l’expérience derrière lui.
Raffaello a commencé la photo depuis ses 16ans, lorsque qu’il eut entre ses mains, son premier boitier.
D’origine italienne, d’un père amateur de photographie et d’un oncle professionnel dans le domaine, il décida d’habiter en France pour exercer sa passion.

C’est à Paris en 2014 qu’il présenta pour la première fois son travail. Après Arles en 2015, Raffaello décida de participer au Rendez-Vous Image à Strasbourg  pour « la place que cet événement occupe de plus en plus dans le monde de la photo ; pour élargir donc mon cercle de connaissances ; présenter mon travail à une audience de plus en plus vaste et avoir donc une plus grande visibilité. »

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Lors de notre seconde rencontre, Raffaello me présenta plus dans les détails son projet, Fragments of lost dialogues. Projet qui a débuté en 2014 par un questionnement sur le rapport avec soi-même et la vision des autres sur notre personne.

C’est avec des personnes qui ont du vécu et qui le communiquent qu’il débuta, derrière son appareil argentique. Dans la plupart des cas, les modèles n’ont aucune expérience dans le domaine et se retrouvent donc, pour la première fois, nus devant l’objectif.

On retrouve dans les clichés du photographe, un mélange de gêne et de sentiments forts, qui se dégagent par des postures ou des expressions exprimées librement sur un fond noir, choisi pour isoler la personne et ainsi mieux la faire ressortir.
« Cet égarement, cette détresse, cette surprise vis-à-vis d’une telle situation, décrit Raffaello, m’intéresse et c’est ce que j’essaie de ‘capturer’ sur la pellicule, en créant un dialogue entre les deux entités. »

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Et puis, à un moment donné, il demande au modèle de s’habiller d’un vêtement choisi au choix.
« Ils se sentent à l’abri, se sentent mieux, même si à un certain moment, on oublie la nudité. », conclut le photographe.

A la fin de la séance, ce sont des personnes troublées mais aussi surprises de constater qu’elles ont réussis à suivre le chemin indiqué par le photographe, qui sortent du studio.

J’ai vraiment beaucoup aimé le travail de Raffaello qui manie à merveille l’argentique.
Les postures, les expressions sont fortes. En les voyant, on partagerait presque leurs émotions.

Je vous propose de retrouver son travail, ou même pourquoi pas de le rencontrer pour faire l’expérience par vous-même. Tout est fait dans le respect de la personne et il y a toujours un premier contact autour d’un verre pour discuter des conditions.

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©Raffaello Ferone

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