Vous n’êtes sûrement pas passés à côté de l’info : mercredi dernier, c’était grève !

Environ 5 000 personnes sont descendues dans la rue à Strasbourg (250 000 dans toute la France) pour protester contre la proposition de réforme du Code du travail.

Pour ceux qui n’ont pas trop suivi l’actu et qui se demandent pourquoi tant de monde déambulait et sous leurs fenêtres, petit topo :

Le Code du Travail est un recueil de textes de lois qui régit les droits des salariés et des employeurs en France. Gagné par les travailleurs au prix d’efforts acharnés au début du siècle dernier, c’est par lui que nous viennent nos droits les plus élémentaires comme recevoir son salaire tous les mois ou les congés payés par exemple.

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Le projet de loi en cours a pour objectif de modifier le texte pour encourager à l’embauche et réduire le chômage.

Le problème ?

Si cette réforme est autant contestée, c’est parce qu’elle s’axe sur l’allégement les lois qui protègent les employés. Concrètement, il serait plus facile pour les entreprises de licencier et les recours en cas de licenciement abusif seraient limités.
On peut effectivement se dire que, dans le climat actuel – la crise bla bla bla – rassurer les entreprises en leur octroyant plus de contrôle peut les encourager à embaucher davantage.

Simplement, même en supposant qu’elles fonctionnent dans ce sens aident à réduire le chômage, ces mesures précariseraient l’emploi.

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Pour résumer, il serait plus facile de se faire virer d’un CDI, de se faire exploiter au niveau des heures de travail, et les droits fondamentaux des salariés seraient globalement réduits. La réforme profiterait en premier lieu aux grandes entreprises qui réduiraient les coûts de leur masse salariale.

Le projet, qui devait passer en conseil des ministres mercredi (d’où le jour de la manif), va finalement y être présenté le 24 mars.
D’ici là, de nouvelles manifestations s’organisent ! La prochaine se tiendra jeudi 17, Place Kléber.

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Photographies : Pauline Ruhlmann.

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