Il est 17h passé, la nuit est déjà bien installée. Le vent souffle dehors, on se les pèle. Heureusement, Lucas nous a donné rendez-vous au bistrot la Solidarité. La chaleur de l’endroit et du chocolat chaud nous font vite oublier les aléas de l’hiver. 

Lucas est mordu de nouvelles technologies Redbull et ça se sent ! Du haut de ses 27 ans, ce jeune homme ne s’arrête jamais. Après un an passé à New York pour valider son diplôme d’ingé, il intègre une société de service en informatique en Alsace qui l’envoie rapidement comme prestataire chez Arte, à Strasbourg.

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Deux ans après, il y est toujours et ça lui plait (surtout les jus d’oranges pressées au coin café). Il s’occupe des systèmes de gestion des programmes, comme Arte + 7 (le replay). Pour lui, Arte c’est du culturel et de l’impertinent. Un mélange entre les émissions vieillottes à la TV et un contenu plus jeune, interactif et Créative. Mais une chaîne passionnante. 

En s’installant à Strasbourg, Lucas a rapidement été dépité par l’inexistence d’application sur les transports en commun. En deux temps, trois mouvements, il contacte la CTS pour pouvoir accéder au système d’exploitation des horaires et crée Anytram Strasbourg, aidé par son frère, Vito pour les photos (application iOS gratuite, disponible sur l’App Store. Adaptation Android à venir).

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Crédit photo : Vito Legname

Et ce n’est pas tout ! Fou amoureux de sneakers dernier cri et chineur de musique averti, un nouveau baby est né,  il y a un peu plus d’un an maintenant : Elityst.

Un webzine mêlant culture numérique et tendances lifestyle, qu’il a cofondé avec son frangin et son meilleur poto, Arnaud. Le deal ? Parler de leurs coups de coeur. Elityst, c’est 30 % de musique, des micro-critiques de films bien sympathiques, de la photographie et des sneakers, bien évidemment !

► Allez, on inverse la tendance. Qu’est-ce que tu n’aimes pas à Strasbourg ? Et qu’est-ce que tu aimes plus particulièrement ? 

Tout ferme beaucoup trop tôt ici ! À NY on peut faire ses courses à n’importe quelle heure. Tu peux tranquillement aller boire des bières en sortant du boulot et t’occuper de tes emplettes sur le chemin du retour… Idem pour les transports en commun. Ok il y a  quelques bus de nuit, mais c’est vraiment l’angoisse. 

Après l’avantage c’est que c’est une ville à échelle humaine, pas trop grande, ni trop petite. Si on loupe le dernier tram (malgré l’alarme de son appli), on peut rentrer chez soi à pieds, même si on est à l’autre bout de Strasbourg. Et puis il y a pleins d’endroits qui sont en train de voir le jour et qui ont du potentiel !

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► Quels sont les endroits où on peut te trouver ? 

Sans hésiter, la Laiterie ! C’est ma seconde maison. Je pense que je fais une bonne trentaine de concerts par an. Le dernier en date c’était Wax Tailor. Très cool ! Sinon niveau programmation musicale, j’aime aussi beaucoup le Phono et la Kulture.

Côté food, je dirai En Voiture Simone (c’est toi qui conduis, c’est moi qui klaxonne). C‘est super sympa pour manger un hot dog en début de soirée et poursuivre avec un petit concert ou un ciné. En journée, ce sera La Solidarité pour son ambiance décontractée et parce qu’il y a du Club maté. Et en tant que fan de sneakers, le shop Urban Shoes vers la cathédrale. Un classique. 

► Ta musique du moment ? 

Loyle Carner, NO CD !

Ce son colle parfaitement avec ce que je vous disais avant. C’est un jeune rappeur anglais de South London, qui commence à être reconnu dans le milieu. Une pépite !

► Comment tu imagines Strasbourg dans 3 ans ? 

Je trouve qu’en ce moment, toutes les grandes villes tendent vers le même modèle. On retrouve les mêmes franchises partout, Starbucks, Primark et compagnie. Ça reflète une certaine uniformisation qui peut nuire à l’identité d’une ville.

J’espère sincèrement qu’à Strasbourg, on gardera toujours notre authenticité. On a des vies de quartier très riche, en pleine expansion. Comme au Neudorf ou à la Kruteneau par exemple. Il y a des endroits vraiment cool, des shops et restaurants indépendants qu’il faut préserver. Et puis des beaux events naissent, comme le Street Bouche Festival à la Coop, qu’on doit soutenir, c’est certain. 

En tout cas, on est bien bien bien à Strasbourg !

« Génération Strasbourg » : comprendre la démarche en cliquant ici.

Photographie : Maria Fernandes
Texte : Hélène Berrier

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